Suivons Jésus en son chemin de croix en faisant mémoire de la grâce de notre baptême dont nous réaffirmerons les promesses durant la nuit pascale.
Première station : Jésus est condamné à mort.
1)-« J’ai dit : « me voici, me voici » à une nation qui n’invoquait pas mon nom. J’ai tendu les mains à longueur de jours vers un peuple rebelle, vers ceux qui prennent le chemin de perdition, qui suivent leurs propres pensées. C’est un peuple qui me provoque sans cesse en face. » (Isaïe 65,1-3)
2)- Pilate pensait que la foule se laisserait attendrir par ce spectacle de Jésus à l’aspect si humble et si douloureux, debout sur la terrasse du prétoire, ruisselant de sang après la flagellation et si défiguré sous la couronne d’épines, abaissant ses yeux voilés de sang mais rayonnants de pardon et d’amour. En entendant les paroles de Pilate : « voici l’homme », tous s’écrièrent : « A mort, crucifie-le ! »
3)- Seigneur maître de la Vie, tu viens d’être condamné à mort. Pourquoi as-tu accepté de franchir le seuil de ce tribunal ? Parce que ta mort devait me donner ma propre Vie. Lorsque moi-même, souvent au début de mon existence terrestre, j’ai franchi le seuil d’une Eglise, c’était la Vie qui m’attendait. Et c’est toi-même qui a infusé cette vie dans mon âme au moment de mon baptême.
En te contemplant nous comprenons à quel point nous n’arrêtons pas de juger et de porter des jugements les uns sur les autres. Notre justice est la même que celle avec laquelle on t’a jugé. Viens convertir notre cœur : en effet la Vérité divine est plus grande en nous que le jugement humain. Est-ce que le jugement de Dieu n’est pas plus important pour moi et son amour plus grand ?
Demandons pardon pour nos jugements portés sur nos frères. Prions pour tous ceux et celles qui subissent une condamnation.
Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix.
1)-« Le Père m’aime parce que je donne ma vie pour la reprendre. Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre ; tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père… » « Et il sortit en portant sa croix et vint au lieu-dit du Crâne, ce qui se dit en hébreu Golgotha. »(Jn 10,17-18 ;19,17)
2)- Il était à peu près dix heures du matin suivant notre manière de compter, lorsque le cortège se mit en marche, Pilate en tête. Jésus reçoit cet écrasant fardeau. Si son corps en vacille, son cœur lui, désire ardemment la porter pour moi.
3)- N’est-ce pas pour éclairer tout le sens de ma vie, qu’au seuil de mon baptême, on a, à plusieurs reprises, marqué mon corps du signe de la croix ? Il n’est donc pas exagéré de dire que dès le début de sa vie, le chrétien lui aussi est chargé de sa croix. En suivant le même chemin que toi Jésus, nous la retrouverons tout au long de la route de notre vie. C’est par cette croix que tu vis en moi. Tu en as assumé la plus grosse part et par ta force divine, tu m’aides à la porter. La rejeter, c’est rejeter ton Amour. Aide-moi par l’Esprit-Saint à découvrir combien ma croix consiste à vaincre le mal dans mon propre cœur.
La croix est le signe du salut. En l’acceptant dans la vie de tous les jours on avance vers le salut et la vie avec toi pour l’éternité.
Nous te prions pour ceux qui ne sont pas en état de porter leur propre croix, qui ont besoin d’aide, de notre compassion et de notre vie donnée. Prions particulièrement pour ceux qui souffrent d’angoisses mortelles et de dépression.
Troisième station : première chute de Jésus.
1)- « Devant lui, le Serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride : il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. »(Is 53,2-3)
2)- Jésus était emmené à son crucifiement par une ruelle étroite, remplie de pierres coupantes, frappé par les soldats chargés de le soutenir en chemin, hué par la foule qui faisait entendre les plus affreuses moqueries, ployant sur ses genoux à chaque pas sous le poids de la croix. Jésus tomba lourdement sous sa croix. Ses bourreaux le chargeaient d’injures et le frappaient avec leurs pieds.
3)- Ne songeais-tu pas à tous ceux qui avaient pris un beau départ sur la route de la vie, l’âme toute resplendissante de la grâce de leur baptême, mais qui, bientôt après, tombent sur le chemin ? Chaque fois que l’un de tes frères chrétiens perd la vie reçue à son baptême, c’est ta première chute qui se renouvelle.
Demandons pardon pour notre égoïsme qui conduit à la chute. Acceptons l’humiliation des chutes car c’est à partir d’elles que toi, Jésus peut nous soulever et nous laver. Chaque chute en effet est causée par un éloignement de toi, par le fait de ne compter que sur moi.
Dans cette station acceptons de faire pénitence et de revenir à Jésus sur un chemin d’humilité et de confiance.
Prions pour la conversion des pécheurs.
Quatrième station : Jésus rencontre sa mère.
1)- « Siméon dit à sa mère : Celui-ci est pour la ruine et la résurrection de beaucoup en Israël ; Il sera un signe de contradiction afin que soient révélées les pensées d’un grand nombre. Et quant à toi, une épée traversera ton âme. » (Lc 1)
2)- La mère de Jésus avait quitté le forum aussitôt le jugement prononcé. Elle suivait Jésus dans sa voie douloureuse. Jésus éleva vers sa mère son visage meurtri, l’encourageant de ses yeux pleins de larmes. Leur double regard, chargé de compassion mutuelle fut comme un dard aigu qui les transperça tous les deux.
3)- Marie a voulu se trouver sur le chemin qui conduit son Fils à la mort, ce même chemin qui mène mon âme à la Vie. Quelle conséquence pour moi, Marie, si tu n’avais pas accepté : je n’aurais pas pu recevoir la Vie de Jésus-Christ et le chemin du ciel serait fermé pour moi maintenant.
Recevons en cette station Marie, soutien de notre vie baptismale. Apprenons avec elle à accompagner comme une mère les enfants du Père que nous rencontrons sur notre route. Nous te confions Vierge Marie tous nos frères et sœurs vivant l’état du purgatoire. Que par la passion de Jésus et la compassion de ton Cœur douloureux, soit hâté le temps de leur entrée dans la Gloire. Nous te prions aussi pour tous ceux qui vivent la douloureuse épreuve du deuil.
Cinquième station : Jésus est aidé par Simon de Cyrène à porter la croix.
1)- « Ils le mènent dehors pour le crucifier. Et ils requièrent pour porter la croix, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus, qui passait par là, revenant des champs. » (Mc 15,21)
2)-Les soldats s’emparent de Simon de Cyrène qui revenait des champs et l’obligent à porter la croix pour soutenir Jésus épuisé.
3)-Simon a peut-être protesté et comprit plus tard quel honneur était le sien d’avoir aidé le Sauveur sur le chemin du calvaire. Par la grâce de mon baptême, je reçois la lumière pour te rencontrer Jésus, en chacun de mes frères. C’est toi-même que je soulage lorsque j’essaye de rendre la souffrance de mon frère plus légère.
Merci pour ta protection et ton aide concrète, donnée par des personnes sur ma route parfois difficile. Que l’Esprit-Saint reçu au baptême m’aide à voir les croix des autres, à les aider à les porter. Donne-moi de les servir avec mon cœur et mes bras de telle sorte que ma propre croix me devienne légère. Apprends-moi à vivre avec amour et avec toi l’offrande de ma croix pour le bien de mes frères.
Prions pour les grands malades, spécialement pour ceux qui souffrent de profonde solitude.
Sixième station : Véronique essuie la Face de Jésus.
1)- « La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme : il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. » (Is 52,12)
2)- Emue de compassion, une femme, qui fut ensuite appelée Véronique, c’est-à-dire le vrai portrait à cause de son geste de charité se précipita pour poser délicatement un linge sur la face du Sauveur. La sainte Face du Christ se trouva miraculeusement imprimée sur le linge.
Au jour de notre baptême, par des traits plus profonds encore que sur le voile de Véronique, ton image en nous s’est gravée. Comment se fait-il alors qu’il y ait tant d’hommes et de femmes qui t’ignorent en ce monde ?
3)-Ne serait-ce pas que trop de chrétiens, par leur médiocrité, leur indifférence, leur égoïsme voilent cette image de toi imprimée dans leur cœur et empêchent que l’on te reconnaisse. Quelle terrible responsabilité !
Sainte Véronique par son geste de compassion nous enseigne la miséricorde, c’est-à-dire le courage de faire le bien à celui qui est méprisé par les autres au risque de recevoir sur soi calomnies et violences. Demandons l’humilité pour nous pencher avec respect et amour sur les plus mal aimés de notre temps. Ces actes de miséricorde rendent leur beauté aux visages humains, au nôtre et à celui que nous avons essuyé. C’est alors que l’on peut voir Dieu dans l’homme.
Prions pour toutes les victimes des catastrophes naturelles, en particulier tout récemment en Birmanie. Toutes les familles anéanties par la famine, les épidémies.
Septième station : deuxième chute de Jésus.
1)- « Le Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de fautes…Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte, souffrant, ne menaçait pas, mais qui s’en remettait à celui qui juge avec justice, lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris. » (1 P)
2)- Jésus, ayant encore à traverser un passage difficile parce que rempli de pierres coupantes et inégalement dispersées trébucha une seconde fois et s’affaissa sur les genoux. Chute plus douloureuse que la première, épuisement physique et moral.
Alors que nous faisons mémoire de notre baptême, nous pouvons réaliser combien l’abandon de tes baptisés te cause de grandes souffrances. Mais combien ta joie est grande lorsqu’ils se relèvent et reviennent à toi. Seigneur Jésus, accorde-moi la grâce, s’il m’arrive de tomber et retomber de ne jamais te quitter, de continuer la route avec toi.
3)- Accorde moi de regarder en vérité ma misère et ma faiblesse, de l’exposer dans le sacrement de la réconciliation pour être rempli de la puissance du Saint-Esprit. Délivre-moi de l’égocentrisme, de l’orgueil spirituel, de l’autosatisfaction.
Nous te prions, par les mérites de ta sainte Passion et de ta sainte Croix de venir délivrer tes enfants en lien avec les addictions telles que la pornographie, le jeu, l’alcool. Délivre et relève, nous t’en prions Seigneur.
Huitième station : Jésus console les femmes de Jérusalem.
1)- « Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : « Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité ! » Alors on dira aux montagnes : « tombez sur nous », et aux collines : « cachez-nous ». Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » (Lc)
2)- Aux abords de la route se tenaient quelques femmes qui pleuraient et se lamentaient sans bien comprendre cependant ce qui se passait. Comme elles, nous ne savons guère dépasser les apparences et ne réalisons pas à quel point nos péchés et nos ingratitudes blessent le Christ. C’est donc sur nous et sur ceux qui l’offensent qu’il nous faut surtout pleurer.
Dans cette station, Jésus, bien que très faible et couvert de blessures, exhorte et réconforte les femmes rencontrées. Demandons à l’Esprit-Saint la docilité du cœur pour recevoir, à notre tour les paroles de lumière des blessés de la vie que le Seigneur mettra sur notre route.
3)- Savons nous entendre le cri de cette détresse : les âmes qui rejettent Dieu et se privent de sa vie ? L’ancien rite du baptême faisait dire au célébrant les paroles prononcées par Jésus sur les oreilles d’un sourd : « ouvrez-vous ! » Prends en pitié Seigneur, le monde qui t’ignore : donne lui d’entendre ta Parole de Vie. Présentons à Jésus par Marie tous nos frères et sœurs en humanité qui se disent incroyants ou qui persécutent les chrétiens.
Neuvième station : troisième chute de Jésus.
- « Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas ce qu’ils préparaient contre moi. Ils disaient : « coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. » (Jr 11, 19)
2)- Jésus s’effondre sous la violence, la douleur, les injures. Il n’est plus qu’extrême faiblesse. Trois ans auparavant, il avait écarté les tentations du démon lui demandant de faire preuve de puissance en se jetant du pinacle du temple pour que les anges viennent à son secours. Plus tard, saint Paul dira qu’il part évangéliser dans la faiblesse, craintif et tout tremblant. Jésus a voulu nous rejoindre dans nos nuits les plus profondes et nous apprendre le chemin de la confiance au cœur de la petitesse.
3)- Dans nos vies de baptisés, les chutes sont nombreuses. Être chrétien, vivre en enfant de Dieu, cela demande parfois de bien durs sacrifices. Que ton relèvement après cette troisième chute nous préserve de tous les découragements, car tu nous conduis à la Vie. Apprends nous Seigneur le chemin du pardon, celui de la miséricorde envers nos frères. Apprends nous Seigneur par ta sainte passion le chemin de la patience envers nous-mêmes et envers les faiblesses de nos proches.
En cette année jubilaire nous désirons vivre de la vertu d’espérance et te prions pour nos évêques. Que l’espérance les inspire et les fortifie.
Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.
1)-« Les soldats prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la Parole de l’Ecriture : « Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. »(Jn 19, 23-24).
2)-Arrivés près de la croix, les soldats dépouillèrent Jésus de ses vêtements en le malmenant sans pitié, lui arrachant la volumineuse couronne d’épines et sa robe sans couture. C’est le dénuement total. Pourtant on n’a pu t’enlever ce que tu possédais de plus précieux au plus intime de toi-même : ton amour pour Dieu ton Père et pour les hommes.
3)- Rappelons-nous le vêtement blanc reçu au jour de notre baptême. Ce vêtement a le prix du sang versé par Jésus : il signifie que je suis habité de la lumière divine. Ai-je mis cette Lumière sous le boisseau ? Ai-je le souci de la partager à tous ceux qui souffrent au cœur d’un monde de confusion et de culte des idoles ?
En cette station, prions l’Esprit-Saint de nous purifier, de nous dépouiller de tout ce qui, dans nos vies ne vient pas de Dieu. Que nous n’ayons pas honte de témoigner de notre foi. Prions pour tous les missionnaires, en particulier ceux qui subissent persécution, qui sont pris en otages et torturé.
Onzième station : Jésus est cloué à la croix.
1)-« Ils donnaient à Jésus du vin aromatisé de myrrhe mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient. C’était la troisième heure (c’est-à-dire neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « le roi des juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » (Mc 15, 23-29)
2)- Jésus, image vivante de la douleur et de l’amour, s’étendit volontairement sur la croix. Dans tout ce qu’il a fait et souffert pour nous dans toute sa passion, ce fut un des moments les plus douloureux. L’examen du saint suaire de Turin montre à quel point les membres furent étirés, les deux pieds cloués l’un sur l’autre. Il était environ midi. C’était le moment de l’immolation des agneaux.
3)- Par mon baptême je suis intimement relié à toi et à la croix. On ne peut plus séparer Jésus de cette croix. Comme baptisé je suis invité à te suivre jusqu’au calvaire, comme Marie et saint Jean, alors que tous les autres disciples ont pris la fuite. Nous te prions spécialement en cette station pour la sainteté du sacerdoce, pour chacun de tes fils prêtres. Que leur regard ne soit pas tourné vers eux-mêmes mais vers toi qui as livré ta vie pour eux. Qu’à leur tour, à la prière de la Vierge douloureuse, ils s’offrent avec toi et en toi pour le salut du monde.
Douzième station : Jésus meurt sur la croix.
1)- « Après cela, sachant que tout désormais était achevé pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif ! » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « tout est accompli ». Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (…) Les soldats, quand ils arrivèrent à jésus, voyant qu’il était déjà mort, ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance, lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. » ( Jn 19, 28-30. 33-34)
2)- Relevant un peu la tête, Jésus s’écria d’une voix très forte, dans un acte infini d’amour, de confiance et d’abandon : « Mon Père, je remets mon âme entre tes mains ! » En qualité de Prêtre Souverain, Jésus donne sa vie pour la rémission des péchés. L’eau et le sang jaillissant de son côté ouvert sont l’image de l’Eglise et des sacrements. Tout particulièrement, le sacrement du baptême me donne toute la Vie divine qui s’écoule du Cœur ouvert de Jésus.
3)-Lors de mon baptême, l’eau mêlée à ton sang précieux est venue purifier mon âme et lui porter ta lumière de vie. Apprends nous Seigneur Jésus immolé sur la croix à rechercher dans nos vies la volonté du Père pour l’accomplir. Donne-nous de nous laisser purifier, guérir et sanctifier par la croix. Donne-nous, par la grâce de notre baptême de nous offrir avec toi.
Prions pour le pape et à toutes ses intentions.
Treizième station : Jésus est déposé de la croix.
1)-De l’Evangile selon saint Marc : « Déjà, le soir venu et comme c’était la préparation, c’est-à-dire la veille du Sabbat, Joseph d’Arimathie, membre notable du conseil, qui attendait aussi le Royaume de Dieu, s’en vient trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort et, ayant fait appeler le centurion, il lui demanda s’il était mort depuis longtemps. Informé par le centurion, il octroya le corps de Jésus. » (Mc 15, 25-46)
2)-La Tradition nous rapporte que le corps de Jésus a été déposé dans les bras de Marie, selon l’image souvent représentée de la pieta. Marie contemple son enfant cruellement torturé, enlève les épines et verse des larmes de douleur.
3)- Lors d’un baptême, le nouveau baptisé est souvent confié à La Vierge Marie, comme son enfant. Rejoignons son Cœur douloureux, rempli de compassion pour tous ses enfants qui oublient le prix de leur baptême et délaissent Jésus. Prions pour les âmes des défunts en chemin de purification. Que la Vierge Marie qui les connait tous par leur nom, soit leur avocate.
Quatorzième station : la mise au tombeau.
1)- « Joseph vient donc enlever le corps de Jésus. Nicodème- celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit- vint lui aussi : il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. A l’endroit où jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. A cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. » (Jn19, 38-42).
2)- Le temps pressait. Nicodème et Joseph d’Arimathie fermèrent soigneusement le suaire et marchèrent vers le jardin de Joseph d’Arimathie en chantant des psaumes. La grotte était nouvellement creusée et très propre. Dans ce sépulcre, les quatre hommes déposèrent le corps de Jésus dans le respect et l’affliction. Les hommes roulèrent devant l’entrée du tombeau une énorme et lourde pierre.
3) Tout semble fini. Cependant les lueurs de la Résurrection ne tarderont pas et tu donneras tes consignes à tes apôtres. L’une des premières sera d’aller baptiser toutes les nations. Car notre baptême, s’il nous plonge dans ta mort est aussi la promesse et l’assurance de notre résurrection. Ce cierge, que nous avons reçu au seuil de notre existence symbolise bien, par sa flamme ardente, ta lumière éternelle. Elle brillera pour moi si je reste fidèle à mon baptême et uni au Christ crucifié et Ressuscité.
En cette station, prions pour toute l’humanité qui vit ce grand samedi saint. Que par la passion du Christ soit donné la paix au monde, paix entre les nations, et paix dans les familles et dans les cœurs.
Prions la Mère de Dieu, qui veille dans la nuit du samedi saint pour l’unité de l’Eglise et l’ouverture d’une multitude de cœurs à la lumière divine.