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Nous nous retrouvons pour cette veillée au reposoir pour entourer Jésus Eucharistie de notre amour et accompagner le Christ en son agonie à Gethsémani.

Lecteur 1 : 
Nous sommes à Gethsémani, au pied du mont des oliviers. Nous nous retrouvons dans ce lieu saint,
sanctifié par la prière de Jésus, vrai homme et vrai Dieu, comme nous le rappelle ce jubilé de
l’incarnation que nous vivons cette année.
Jésus, Fils de Dieu a assumé toute notre humanité, il s’est abaissé jusqu’à la mort. Par son angoisse,
sa sueur de sang et surtout par son oui à la volonté d’amour du Père pour nous donner part à la vie
éternelle.
En cette veille, nous avons presque peur de nous approcher des sentiments que Jésus a éprouvés :
nous entrons sur la pointe des pieds dans cet espace intérieur où s’est décidé le drame du monde.

Lecteur 2 :

L’heure de Jésus, dont nous sommes encore les contemporains, n’est pas seulement l’heure de la victoire, mais aussi l’heure du trouble. Jésus clame à son Père que son âme, sa vie, est troublée.

L’heure est grave. Jésus le sait, Jésus le sent. La fin de sa vie est toute proche. Dans quelques heures, Judas va le trahir, Pierre va le renier. Sa petite communauté d’irréductibles va se disloquer. Les quelques-uns qui restaient se disperseront. Ce sera la pire crise de toute l’histoire de l’Eglise. Elle aura commencé par les plus proches, les apôtres eux-mêmes.

Pourtant rappelons-nous ce qu’a fait Jésus avant d’arriver au jardin de Gethsémani

Il a rompu le pain et partagé la coupe. À sa communauté désunie et ébranlée, craintive et indigne de lui, il s’est donné tout entier, corps et sang. Les mères savent ce que cela veut dire de donner sa chair et son sang. Leurs enfants sont leur chair et leur sang au sens propre comme au sens figuré. Elles ne peuvent leur donner davantage que cette vie qui surgit d’elles-mêmes. Jésus se donne en nourriture pour engendrer ses amis à une vie nouvelle. Il veut faire corps avec eux malgré leur faiblesse, leur pauvreté et leur désarroi. Il se remet entre les mains d’une communauté faible et vulnérable, déboîtée et boiteuse. Il s’en remet entre nos mains.

Aujourd’hui encore, le Christ se fait nourriture pour temps de crise. Alors que la barque de Pierre, l’Église, est battue par les vents et les flots, le Seigneur place au milieu de nous le pain et la coupe, signes de sa présence indéfectible et rassurante.

Rendons-lui grâce pour ce don immense de l’Eucharistie où il nous promet de rester avec nous jusqu’à la fin du monde

 

CHANT  O Vrai corps de Jésus https://youtu.be/iD8knfYuxe8

 

 Lecteur 3 : 

 « Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier ». Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et Il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi » (Mt 26, 36-38).

Lecteur 1 : 

Le Christ se tient seul, au centre de la scène, agenouillé sur la terre de ce jardin. Comme toute personne affrontée à la mort, le Christ aussi est tenaillé par l’angoisse : plus encore, le mot qu’utilise l’évangéliste Luc est celui d’« agonie », c’est-à-dire lutte. La prière de Jésus est alors dramatique, tendue comme dans un combat, et la sueur mêlée de sang qui coule sur son visage est le signe d’un tourment âpre et dur.

 

 Chant : Puisque tu fais miséricorde d’après le Ps 129 (De Profundis)

https://youtu.be/x90PQlXSpzM

 

Lecteur 1 : 

 « Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »

Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?

Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » Mt 26 , 39-41

 

Lecteur 2 : 

Le cri est lancé vers le ciel, vers le Père qui semble mystérieux et muet : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe », la coupe de la souffrance et de la mort.

Prier au moment de l’épreuve est une expérience qui bouleverse le corps et l’âme, et Jésus, lui aussi, dans les ténèbres de ce soir, « a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ».

Dans le Christ de Gethsémani aux prises avec l’angoisse, nous nous retrouvons nous-mêmes quand nous traversons la nuit de la souffrance qui déchire, la nuit de la solitude lorsque les amis nous abandonnent, la nuit du silence de Dieu. C’est pour cela que Jésus – comme il a été dit – « sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là parce qu’il cherche de la compagnie et du soulagement »  comme toute personne qui souffre sur cette terre. En lui nous découvrons aussi notre visage, quand il est baigné de larmes et marqué par la désolation.

Pour entrer dans les sentiments du Christ à cette heure de souffrance et offrir ce psaume pour tous nos frères et sœurs qui souffrent dans leur corps ou dans leur cœur ou qui se sentent abandonnés

 

Psaume  21 : Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné

https://youtu.be/uqg2IRPqFos

 

 

Lecteur 3 : 

« Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »

 

Lecteur 2 : 

Le trouble de Jésus s’accompagne de l’unique confiance possible : la confiance du Fils qui se fie au Père par ce que le Père se fie au Fils.

 

Lecteur 1 :

Du pape Benoît XVI « Dans la prière de Jésus au Père, en cette nuit terrible et magnifique de Gethsémani, la “terre” est devenue “le ciel”. La « terre » de sa volonté humaine, secouée par la peur et l’angoisse fut assumée par sa volonté divine, de sorte que la volonté de Dieu se fit sur la terre. C’est aussi le cas dans notre prière : nous devons apprendre à nous abandonner davantage à la Providence divine, demander à Dieu la force de sortir de nous-mêmes pour lui présenter un « oui » nouveau, pour lui redire « que ta volonté soit faite » pour identifier notre volonté à la sienne »

 

Lecteur 2 : 

En réparation pour tous les manques de confiance en Dieu, les nôtres et ceux du monde entier prions une dizaine de notre chapelet.

En toi j’ai mis ma confiance

https://youtu.be/YkOxVGwHOuw

 

Lecteur 1 : . Cardinal Jean-Marie LUSTIGER,

« Le Jeudi Saint, il vaut la peine de méditer la trahison de Judas. Ne pas prendre ce récit avec horreur, mais comprendre par la foi que cette trahison est le signe déchiffrable de la réalité du péché – infidélité, rupture, division – qui mène le Christ à la Croix. Et, pourtant, Judas n´est pas d´un autre bois que les Onze. Judas demeure pour nous un frère aimé et perdu que nous ne devons pas exécrer. Si Pierre pleure et reçoit la miséricorde, Judas désespère et se détruit. Mais c´est le secret de Dieu de savoir où l´a conduit son désespoir et jusqu´où l´amour du Rédempteur va le chercher. Le Christ l´a aimé et est mort pour lui aussi. Le Christ, descendu aux enfers, a parcouru tous les abîmes de la mort. Judas, brebis perdue, aurait-il le pouvoir de se dérober au Bon Pasteur qui veut le retrouver ? La trahison de Judas nous permet de mesurer la gravité de notre péché, d´éclairer le véritable enjeu de nos choix face à l´amour du Christ »

Lecteur 2

Face à la trahison de Judas, on ne peut que se taire, croire, et murmurer la phrase du disciple bien-aimé : « Seigneur, qui-est-ce ? Qui va te livrer ? Serait-ce moi ? » croire, c’est cela qui a manqué à Judas, croire que même là, à ce moment, où il le livre, rien n’est perdu. Il suffirait qu’il se retourne, qu’il se laisse regarder par son Seigneur et maître. Et même s’il ne se retournait pas, il suffirait qu’il croie en sa parole, qu’il croie qu’en cet instant, c’est pour lui plus que pour tout autre que Jésus se laisse faire, Jésus venu sauver ce qui était perdu. Et même s’il n’arrivait pas à y croire, il suffirait peut-être que nous, qui sommes là aujourd’hui, et ceux qui nous suivrons demain, nous y croyions pour lui.

Acte d’espérance 

Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que Vous l’avez promis et que Vous êtes toujours fidèles dans Vos promesses.

 

Intercessions  

Pour les prostituées dont on achète l’amour dans l’obscurité de la nuit, pour ceux qui sont pris au piège du vice et des addictions.

 

Pour les voleurs, les assassins et les criminels qui font le mal avec la complicité de la nuit.

Jésus, le Christ lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus, le Christ lumière intérieure donne moi d’accueillir ton Amour

https://youtu.be/DEhEzyMHejs

 

Pour ceux qui sont en prison, pour ceux que l’on torture et que l’on dégrade dans le secret de la nuit, pour les condamnés à mort qui attendent la nuit de leur exécution

 

Pour les pauvres sans abri, pour ceux qui errent solitaires dans la nuit, au milieu de l’indifférence des autres.

Jésus, le Christ lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus, le Christ lumière intérieure donne moi d’accueillir ton Amour

https://youtu.be/DEhEzyMHejs

 

Pour ceux qui, dans leur nuit, cherchent à te rejoindre sans y parvenir, pour les vieillards qui souffrent et s’éteignent dans la nuit de leur solitude.

 

Pour tous ceux qui sont habités par la toute puissance politique et qui s’opposent à la paix, à la liberté des peuples

Jésus, le Christ lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus, le Christ lumière intérieure donne moi d’accueillir ton Amourhttps://youtu.be/DEhEzyMHejs

 

Pour ceux qui s’égarent dans des idéologies mensongères et aliénantes ou dans les sectes,

 

Pour ceux qui s’adonnent aveuglément à la magie, au spiritisme, à la divination ou à d’autres pratiques occultes,

Jésus, le Christ lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus, le Christ lumière intérieure donne moi d’accueillir ton Amour

https://youtu.be/DEhEzyMHejs

 

Pour tous ceux qui promeuvent des lois ou des recherches contraires au respect de la vie humaine.

 

Pour tous les grands pécheurs, pour tous ceux qui au cœur de l’église ont été objet de scandale et de graves blessures

Jésus, le Christ lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus, le Christ lumière intérieure donne moi d’accueillir ton Amour

https://youtu.be/DEhEzyMHejs

 

Pour nos frères défunts qui ne sont pas encore entrés dans la lumière de ta Gloire

Jésus, le Christ lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler. Jésus, le Christ lumière intérieure donne moi d’accueillir ton Amour

https://youtu.be/DEhEzyMHejs

Lecteur 2 : Et voici-nous dit saint Luc- que du Ciel apparaît l’ange de la consolation, du soutien et du réconfort, qui aide Jésus et qui nous aide à continuer jusqu’au bout notre chemin.

Comme cet ange, nous pouvons consoler le Cœur de Jésus

Lecteur 1 : 

Le pape François écrit dans son encyclique « Il nous a aimés »

« Si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l’âme du Christ devint triste jusqu’à la mort, elle a, sans nul doute, recueilli quelque consolation, prévue elle aussi, de nos actes de réparation, alors qu’un ange venant du ciel lui apparut, pour consoler son cœur accablé de dégoût et d’angoisse. Ainsi donc, ce cœur sacré incessamment blessé par les péchés d’hommes ingrats, nous pouvons maintenant, et même nous devons, le consoler d’une manière mystérieuse, mais réelle ».

 « Jésus parle de sa soif d’être aimé, Il nous montre que son Cœur n’est pas indifférent à la manière dont nous réagissons à son désir

Il dit à Ste Marguerite-Marie: « J’ai soif, mais d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint Sacrement, que cette soif me consomme ; et je ne trouve personne qui s’efforce, selon mon désir, pour me désaltérer en rendant quelque retour à mon amour ».

La demande de Jésus est l’amour. »

 

 CHANT : Je vous aime ô mon Dieu

https://youtu.be/317acyXgZ4c

 

 Prière du Pape François  pour le jubilé de l’espérance

Père céleste,

En ton fils Jésus-Christ, notre frère,

Tu nous as donné la foi,

Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint,

la flamme de la charité

Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,

Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,

Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,

Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,

Lorsque les puissances du mal seront vaincues,

Et ta gloire manifestée pour toujours.

 

Que la grâce du Jubilé,

Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,

Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes

Et répande sur le monde entier la joie et la paix

De notre Rédempteur.

À toi, Dieu béni dans l’éternité,

La louange et la gloire pour les siècles des siècles