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Cette année, l’Eglise fête un jubilé : les 350 ans des apparitions du Sacré Cœur de Jésus à sainte Marguerite Marie à Paray le Monial.

Nous allons méditer toutes les stations de ce chemin de croix en suivant Jésus en sa Passion. Chacune des stations fera mémoire de cette spiritualité du Sacré Cœur.

Première station : Jésus est condamné à mort.

Tous : nous vous adorons….

  • Du livre d’IsaÏe (65, 1-3) :

« J’ai dit : « me voici, me voici » à une nation qui n’invoquait pas mon nom. J’ai tendu les mains à longueur de jours vers un peuple rebelle, vers ceux qui prennent le chemin de perdition, qui suivent leurs propres pensées. C’est un peuple qui me provoque sans cesse en face. »

  • Jésus, tôt le matin est conduit au prétoire, c’est à dire la résidence du gouverneur romain, située dans l’ancien palais d’Hérode. Il s’y trouvait une salle d’audience où Jésus fut introduit, mais où les grands prêtres n’entrèrent pas eux-mêmes, « pour ne pas se souiller et pouvoir manger la Pâque. » La pâque était une fête de grand relief à Jérusalem. Elle se célébrait cette année-là le lendemain de la comparution de Jésus devant Pilate. Jésus sera en effet mis à mort au moment où sont tués rituellement les agneaux dans le Temple. Quelques instants avant de livrer Jésus, Pilate a dit, sans attendre la réponse, qu’est-ce que la vérité ? Qu’est-ce que la vérité en effet dans le monde de la domination ? Pilate ratifie le relativisme propre au monde et invite à choisir entre Jésus et Barabbas. Le groupe des grands prêtres et du sanhédrin, et tout le reste de la foule crient en faveur de Barabbas qui était un brigand.

 

  • En apparaissant à Paray le Monial en 1675 à sainte Marguerite-Marie le Christ lui laisse plusieurs messages pour le monde. Il se plaint de l’indifférence des hommes, une indifférence qui les ferme à son offrande sur la croix, la rendant comme inutile. Sainte Marguerite Marie écrivit : Jésus me découvrit les merveilles de son pur amour et jusqu’à quel excès il l’avait porté à aimer les hommes dont il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances.

 

  • Prions ce chemin de croix en réparation envers l’indifférence des hommes, nos propres ingratitudes et demandons à son Cœur Sacré l’amour de la Vérité.

Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix.

  • De l’évangile selon saint Jean (10, 17-18 ; 19,17)

« Le Père m’aime parce que je donne ma vie pour la reprendre. Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre ; tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père… » « Et il sortit en portant sa croix et vint au lieu-dit du Crâne, ce qui se dit en hébreu Golgotha. »

  • Jésus « porte lui-même sa croix », cette croix qui est le symbole du péché du monde. Il la porte avec amour, comme l’expression de la Volonté du Père. Le Golgotha est une hauteur, tout près de la ville, que les romains avaient choisis pour les exécutions capitales. La crucifixion était pour les romains un châtiment barbare réservé pour les esclaves et une malédiction religieuse pour les juifs. Jésus Agneau endosse le sort de ceux qui n’ont plus d’espérance afin de faire revivre l’humanité à une vie de lumière. Jésus prend sur lui la malédiction du péché, s’exposant nu sur la croix pour faire prendre conscience aux hommes de la gravité du destin de la créature coupée de Dieu.

 

  • A Paray le Monial, Jésus découvre son divin Cœur qui brûle d’amour pour toute l’humanité. Il dira : « voici ce cœur qui a tant aimé les hommes». Il nous a aimé au point de se charger de nos péchés et de toute souffrance ; son âme est « triste à en mourir ».

 

  • Demandons pardon pour nos complicités avec le péché et prions le Cœur Miséricordieux de Dieu de répandre un Esprit de repentir et de conversion afin que l’humanité et ses dirigeants se détournent des choix de mort pour privilégier le respect de la vie.

Troisième station : Jésus tombe pour la première fois.

  • Du livre d’Isaïe : « Devant lui, le Serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride : il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. » (Is 53,2-3)

 

  • Le Christ est épuisé par la récente et cruelle flagellation, torture extrême où le corps est lacéré jusqu’aux os. Le Christ, pur et innocent à subi une telle souffrance pour avoir prêché un Royaume qui n’est pas de ce monde ! Il est tourné en dérision, frappé ; il tombe lourdement sous le poids de la croix.

 

  • Demandons pardon pour la légèreté avec laquelle nous accusons autrui ou le calomnions. Prions le Sacré Cœur qui a promis : « je serai pour vous un refuge sûr pendant la vie et surtout à l’heure de la mort » pour tous les témoins de la foi de notre temps injustement condamnés ou torturés.

Quatrième station : Jésus rencontre sa Mère.

  • De l’évangile selon saint Luc : « Siméon dit à sa mère : Celui-ci est pour la ruine et la résurrection de beaucoup en Israël ; Il sera un signe de contradiction afin que soient révélées les pensées d’un grand nombre. Et quant à toi, une épée traversera ton âme. »

 

  • L’évangile selon saint Jean nous dit que près de la croix de Jésus se tenait sa Mère. A Cana comme sur le Golgotha, Marie est bien « la Mère du Roi ». En la donnant à Jean comme mère, Jésus confirme le rôle particulier de Marie dans l’Eglise : elle est la mère des vivants, c’est-à-dire celle qui a vécu à la perfection la foi en Jésus-Christ, et qui devient le modèle des croyants.

 

  • Lors des apparitions du Christ à Paray le Monial, Jésus dit à sainte Marguerite Marie : « je te constitue héritière de mon Cœur et de tous ses trésors pour le temps et l’éternité. » Combien plus la Vierge Marie sa Mère : confions-lui tous ceux et celles qui, à travers le monde, désirent recevoir le baptême, en particulier ceux pour lesquels ce chemin est semé d’embûches crucifiantes. Que la foi de Marie soit leur soutien.

Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.

  • De l’évangile selon saint Marc : « Ils le mènent dehors pour le crucifier. Et ils requièrent pour porter la croix, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus, qui passait par là, revenant des champs. » (Mc 15,21)

 

  • Observant l’épuisement physique de Jésus, les soldats craignent qu’il ne puisse aller jusqu’au bout et Simon est réquisitionné. Ce dernier, sans le savoir, accomplit cette Parole du Christ : « prenez sur vous mon joug ». Ils sont désormais deux à porter la croix du Sauveur. Lui qui soulignait : si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix. Cette croix, aujourd’hui, Jésus la porte avec nous sans que nous nous en apercevions : son amour nous soutient au cœur de l’épreuve.

 

  • A sainte Marguerite-Marie, Jésus fit entendre cette plainte : « j’ai soif, je brûle du désir d’être aimé !» En cette station, Simon de Cyrène est peut-être passé du simple service donné à la compassion vécue puis à l’amour véritable.

 

  • Demandons pardon pour notre égoïsme et pour l’exploitation des plus pauvres dans le monde et prions le Cœur doux et humble de Jésus de nous donner de servir les plus petits, les exclus, les humiliés, en rayonnant la charité ardente de son Cœur.

Sixième station : Véronique essuie la Face du Christ.

  • Du livre d’Isaïe : « La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme : il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. » (Is 52,12)

 

  • Une femme, dont la tradition a conservé le nom, se détache de la foule, et vient essuyer le visage du condamné avec un voile, ce visage si beau du Maître divin, rendu méconnaissable par le sang, la sueur, les crachats. Toute la profondeur de cette souffrance se traduit sur le linge, avec un regard pénétrant de bonté.

 

  • Jésus confie à sainte Marguerite-Marie : « s’ils me rendaient quelque retour d’amour, j’estimerais peu tout ce que j’ai fait pour eux, et voudrais, s’il se pouvait en faire encore davantage. » Sainte Véronique fait partie de ceux qui ont eu envers le Christ souffrant ce retour d’amour. Spontanément, elle a suppléé à l’ingratitude de la foule.

 

  • Demandons au Cœur de Jésus de nous délivrer de la peur du témoignage et confions-lui les grands malades qui portent en eux l’empreinte du Christ souffrant comme le linge de Véronique.

 

  • Confions aussi à la Miséricorde divine les milliers de jeunes troublés dans la connaissance de leur véritable identité.

Septième station : deuxième chute de Jésus.

  • De la première lettre de Pierre : « Le Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de fautes…Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte, souffrant, ne menaçait pas, mais qui s’en remettait à celui qui juge avec justice, lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris. »
  • En cette chute, Jésus nous rejoint au cœur de nos fatigues, épuisements, douleurs lancinantes, rejets, abandon des proches et même trahison. Implorons la Miséricorde du Père pour tous nos frères qui tombent et retombent en proie aux addictions : alcool, drogue, sexe, violence.

 

  • Jésus affirme à sainte Marguerite-Marie : « les pécheurs trouveront dans mon Cœur une source et un océan infini de Miséricorde» Remercions Dieu pour le sacrement du Pardon, pour toutes les libérations opérées grâce à ce sacrement. Et implorons-le de susciter dans nos déserts ruraux un renouveau de confiance en ce sacrement.

Huitième station : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem.

  • De l’évangile selon saint Luc : « Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : « Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité ! » Alors on dira aux montagnes : « tombez sur nous », et aux collines : « cachez-nous ». Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »
  • Les femmes de Jérusalem sont bouleversées aux larmes par la cruauté envers le Christ. Bien que Jésus soit broyé par la souffrance, il tourne vers elles son regard et sa bienveillance, transmettant consolation et courage. Jésus les invite à intercéder à leur tour pour leurs enfants, pour leur peuple, pour échapper à l’engrenage de la violence entraînant la terreur : on dira aux collines : cachez-nous !

 

  • Sainte Marguerite Marie témoigne : « si nous nous trouvons dans un abîme de privation et de désolation, ce Cœur divin est un abîme de consolations dans lequel il faut nous perdre sans désirer d’en sentir la douceur…» La sainte visitandine invite à la confiance aveugle en la victoire de l’Amour. Prions le Cœur Miséricordieux de nous communiquer l’Esprit de prière et de supplication pour le monde qui vacille sous les coups de la guerre, des calamités, des famines, des épidémies. Implorons pour la paix.

Neuvième station : Troisième chute de jésus.

  • Du livre de Jérémie : « Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas ce qu’ils préparaient contre moi. Ils disaient : « coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. » (Jr 11, 19)

 

  • Jésus s’effondre sous la violence, la douleur, les injures. Il n’est plus qu’extrême faiblesse. Trois ans auparavant, il avait écarté les tentations du démon lui demandant de faire preuve de puissance en se jetant du pinacle du temple pour que les anges viennent à son secours. Plus tard, saint Paul dira qu’il part évangéliser dans la faiblesse, craintif et tout tremblant. Jésus a voulu nous rejoindre dans nos nuits les plus profondes et nous apprendre le chemin de la confiance au cœur de la petitesse.

 

  • A sainte Marguerite-Marie, Jésus dira que c’est à Gethsémani qu’il a le plus souffert, « se voyant dans un délaissement général du ciel et de la terre ». Prions pour tous nos frères souffrant du désespoir ou du dégoût de la vie. Prions pour ceux que tentent le suicide. Pour nos frères actuellement en agonie, pour ceux qui vivent l’euthanasie.

Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.

  • De l’évangile selon saint Jean : « Les soldats prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la Parole de l’Ecriture : « Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.»(Jn 19, 23-24).

 

  • Au milieu d’une foule qui hurle et l’injurie, Jésus se présente plus que jamais dans l’humilité de l’agneau livré. Le livre de l’apocalypse déclare : « le vêtement qui l’enveloppe est trempé de son sang et on lui donne ce nom, le Verbe de Dieu. » C’est bien ainsi que le Verbe de Dieu se présente au Père, comme notre avocat, revêtu de son sang. Saint Augustin explique que les quatre parts des vêtements sont le signe de l’universalité de l’Eglise disséminée dans les quatre parties du monde et la tunique sans couture est le symbole de son unité.

 

  • Sainte Marguerite-Marie nous confie : « quand je présentais mes requêtes à Jésus, il me semblait entendre ses paroles : « crois-tu que je puisse faire cela ? Si tu le crois, tu verras la puissance de mon Cœur. » En cette station prions avec foi pour demander l’unité de l’Eglise et qu’elle soit préservée de tout schisme.

Onzième station : Jésus est crucifié.

  • De l’évangile selon saint Marc : « Ils donnaient à Jésus du vin aromatisé de myrrhe mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient. C’était la troisième heure (c’est-à-dire neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « le roi des juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » (Mc 15, 23-29)
  • Sur l’écriteau, appelé « titulus », était mentionné le motif de la condamnation. Pilate n’a inscrit aucune accusation, seulement le titre de roi. Sans le savoir, il rend témoignage à la vérité. Jésus est bien le roi annoncé par les prophètes. La question de la royauté du Christ est l’enjeu du procès de Jésus et donne tout son sens à la passion. Beaucoup pouvaient le lire car c’était écrit en latin en hébreu et en grec. C’est une allusion à l’universalité du salut que Jésus est en train d’accomplir par sa passion. Sur la croix, Jésus devient le roi de gloire appelé à régner sur tous les hommes.

 

  • Sainte Marguerite-Marie affirmait : « je trouve dans le Sacré Cœur de Jésus tout ce qui manque à mon indigence, parce qu’il est rempli de miséricorde. » Jésus est bien ce roi de miséricorde, qui livre sa vie pour notre salut. Prions-le pour tous les prêtres appelés à leur tour à devenir ministres de la Miséricorde divine. Qu’ils reçoivent de la croix du Christ force et fidélité dans le combat, et l’élan nécessaire pour donner leur vie comme le bon Pasteur.

Douzième station : Jésus meurt sur la croix.

  • De l’évangile selon saint Jean : « Après cela, sachant que tout désormais était achevé pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif ! »Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « tout est accompli ». Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (…) Les soldats, quand ils arrivèrent à jésus, voyant qu’il était déjà mort, ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance, lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. » ( Jn 19, 28-30. 33-34)
  • Son amour pour nous est tel que les paroles ne suffisent plus à le dire : il fallait ce cœur ouvert par la lance d’où s’écoulent les flots d’eau et de sang, signes de l’Esprit qui fait renaître et de la Vie communiquée par les sacrements. Le Cœur du Christ devient la source du salut du monde. Cette eau-vive est constituée du sang et de l’eau qui vitalisent le cœur et l’esprit de qui en est abreuvé.

 

  • La spiritualité du Sacré Cœur trouve son fondement dans l’épisode du coup de lance : le cœur transpercé de Jésus y est l’image d’un amour miséricordieux sans limite, invitant les hommes à revenir vers lui par le chemin de la confiance. A sainte Marguerite Marie, Jésus confie : j’ai soif ! Je brûle du désir d’être aimé ! Jésus me dit de regarder l’ouverture de son côté sacré, qui était un abîme sans fond qui avait été fait d’une flèche sans mesure, qui est celle de l’amour !» En contemplant le Christ en croix, déposons dans l’abîme d’amour qu’est son côté ouvert toutes les âmes en chemin de purification au purgatoire. Que leur soit accordé d’entrer pleinement dans la vision de Dieu et le bonheur céleste.

Treizième station : Jésus est déposé dans les bras de Marie au pied de la croix.

  • De l’Evangile selon saint Marc : « Déjà, le soir venu et comme c’était la préparation, c’est-à-dire la veille du Sabbat, Joseph d’Arimathie, membre notable du conseil, qui attendait aussi le Royaume de Dieu, s’en vient trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort et, ayant fait appeler le centurion, il lui demanda s’il était mort depuis longtemps. Informé par le centurion, il octroya le corps de Jésus. » (Mc 15, 25-46)
  • La tradition nous transmet cette attitude de la Mère du sauveur assise à quelques pas de la croix, recevant le corps de son Fils dans ses bras maternels avec une immense douleur et un immense amour. C’est la figure de la pieta, tant de fois représentée dans nos églises. La Vierge de compassion inscrit dans la mémoire de son cœur toutes les violences subies par son enfant spécialement la couronne d’épines encore enfoncée sur la face adorable du sauveur. C’est ainsi que la Vierge porte et reçoit chacun de ses enfants de la terre au moment de leur Pâque.

 

  • Le Cœur de Jésus est appelé Source de toute consolation. Il a promis à sainte Marguerite-Marie de répandre d’abondantes bénédictions en faveur de ceux qui auront recours à Lui avec confiance. Confions à sa Miséricorde et au Cœur Douloureux de la Pieta toutes les églises persécutées à travers le monde, en Asie, Orient, Afrique, Amérique, Europe. Prions pour que du sang versé des martyrs d’aujourd’hui, unis à la Passion du Christ, surgissent de nombreuses vocations aux divers charismes pour l’Eglise. Prions pour notre Pape François.

Quatorzième station : Jésus est mis au tombeau.

  • De l’évangile selon saint Jean : « Joseph vient donc enlever le corps de Jésus. Nicodème- celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit- vint lui aussi : il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. A l’endroit où jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. A cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. » (Jn19, 38-42).

 

  • La scène de l’arrestation qui inaugure le récit de la Passion commence dans un jardin, et c’est encore dans un jardin que se conclut la narration de Jean, avec cette description de la mise au tombeau. Ce jardin renvoie à deux significations symboliques : l’intériorité de l’homme et le jardin d’Eden. Ce jardin, symbole de l’intériorité de l’âme évoque l’expérience de la mort commune à tout le genre humain. Jésus a fait l’expérience de la séparation tragique de l’âme et du corps, afin de délivrer chacun de la perdition. Jésus était le seul capable de vivre l’expérience de la mort pour la transformer en chemin de vie et nous ouvrir les portes du jardin du Paradis.

 

  • En juin 1674, le premier vendredi du mois, Marguerite-Marie est en adoration devant le saint Sacrement. Ce jour-là, Jésus se présente à elle dans la gloire, les cinq plaies de sa Passion brillant comme cinq soleils. Elle témoigne : « Son Cœur transpercé, plus resplendissant que tout, est la source vive de ces flammes : il manifeste jusqu’à quel excès le Seigneur a aimé les hommes pour lesquels il s’est livré à la Croix. Jésus promet que ceux qui honoreront son Cœur Miséricordieux auront leur nom inscrit de façon indélébile dans son Cœur. Remercions notre sauveur d’avoir parcouru pour nous ce chemin de souffrances et, dans l’attente de la sainte Résurrection, confions-lui nos familles et le renouveau spirituel de l’Eglise.