Dylan nous partage son témoignage concernant sa relation d’amitié avec sainte Gemma Galgani, patronne de la Communauté des soeurs de la Nouvelle Alliance.
Un lien de « grande sœur à petit frère »
« J’avais lu la vie de nombreux saints, et sa vie m’avait marqué mais je n’avais pas eu encore ce « cœur à cœur » avec Gemma, ce lien de « grande sœur à petit frère ». J’ai toujours cependant gardé une certaine dévotion envers elle à cause de Padre Pio ; ce dernier, en parlant de Gemma dit ceci : « la sainte que je priais tous les jours » ; comme j’aime beaucoup padre Pio, j’étais donc attentif à cela. Dernièrement, à la librairie, nous avons reçu un nouveau livre de sainte Gemma, qui retrace sa vie et beaucoup plus profondément sa vie mystique, son expérience, ses relations épistolaires. (Hervé Roullet : Gemma Galgani 2019) En lisant ce livre, j’avais l’impression que Gemma était assise à côté de moi et que c’était elle qui me parlait ; ainsi dans son journal, rédigé par elle, c’était comme si ce n’était pas moi qui lisait mais elle qui me racontait. Et c’est ainsi que s’est tissée cette relation de grande sœur à petit frère.
Au-delà de la souffrance l’amour…
Dans sa vie, tout m’émerveille et me bouleverse aussi sans me rendre triste. J’aime beaucoup son amour pour la passion du Christ. Souvent nous avons peur de la passion, peur de la souffrance. Chez Gemma on voit, au-delà de la souffrance l’amour profond qui l’habite. Cela m’émerveille et me donne aussi envie de faire de petits sacrifices pour Jésus. Ainsi la perspective de la souffrance ne va pas nous freiner car c’est l’amour qui nous aimante, nous attire, au cœur de la passion. Certaines personnes sont très tournées par exemple vers l’enfance du Christ. Moi, c’est comme si Jésus m’attirait vers sa passion pour le contempler. Du coup ce lien avec Gemma devient très fort et elle me ramène plus souvent à la messe, à la messe du dimanche et aussi en semaine, la prière du chapelet et aussi le chemin de croix.
Je connaissais déjà le chemin de croix et j’en suivais en ligne avec you Tube. Là, j’entre vraiment dedans, avec Gemma à mes côtés, c’est encore plus fort mais je n’aurais pas tous les mots pour le dire.
Gemma est « comme nous »:elle a besoin de l’aide des Saints et de son Ange gardien
Cette fraternité avec Gemma, je la vis comme elle le vivait avec saint Gabriel de l’Addolorata, c’est une sœur de cœur, avec laquelle on se sent en confiance et pas jugé. Une des choses qui m’avait marqué dans sa vie c’est l’épisode où elle est gravement malade et proche de la mort. Elle va tenter de faire une neuvaine à sainte Marguerite Marie Alacoque, mais épuisée, elle commence à s’endormir. Son ange gardien la réveille pour l’inviter à continuer la prière. Cela m’a beaucoup touché car souvent dans notre vie on commence des neuvaines et puis « bof ! », soit on pense à autre chose, soit on s’arrête. Souvent nous mettons les saints sur un piédestal, comme des gens parfaits, or là, Gemma est « comme nous », elle a besoin de son ange gardien qui fait un rappel !
Quant à l’ange gardien lui-même, cela m’a beaucoup rejoint. On a tous des bribes de catéchèses à ce sujet mais le vivre, c’est autre chose ! Cela le rend plus présent. Le soir, avant de m’endormir je pense à lui, ainsi d’ailleurs qu’aux anges gardiens des autres personnes. C’est beau de voir dans la vie de Gemma cette simplicité, familiarité avec son ange ; c’est même rassurant ! Elle nous montre que nous n’avons pas besoin de faire semblant, ou d’être parfaits, être seulement nous-mêmes et cela suffit.
Transformer en un lien d’amour avec Jésus les lieux de souffrance
Si je devais témoigner pour quelles raisons prier ou lire Gemma, ce serait : prier pour les âmes du purgatoire, vivre avec l’ange gardien, accepter la souffrance en essayant d’y mêler amour et obéissance. Gemma était toute jeune et elle nous montre comment elle a su transformer en un lien d’amour avec Jésus les lieux de souffrance dans sa vie. Aujourd’hui on aspire à être heureux, c’est bien normal mais la souffrance existe quand même. Gemma nous dit que la souffrance n’est pas là pour nous écraser, l’amour est présent également. Gemma témoigne qu’elle souffre davantage en son coeur de voir les douleurs de Jésus, et les douleurs liées à ses propres péchés que des souffrances physiques de la passion.